Le BBC, pourquoi faire ?

Comme toutes les questions de société, l’habitat s’inscrit aujourd’hui dans un contexte global et mondialisé.
Chacun d’entre nous contribue quotidiennement au réchauffement climatique planétaire, et la conjoncture internationale actuelle, quelle que soit la source d’énergie considérée, est de plus en plus instable et précaire:

Centrale NucleaireAutour du pétrole par exemple, principalement exploité au Moyen-Orient et dans les pays du Sud, les tensions politiques et financières, principalement dues à l’épuisement annoncé des grands gisements (40 ans de réserves à consommation constante), génèrent des conflits armés et ne feront qu’accroitre les prix pour le consommateur.

Le gaz naturel (63 ans de réserves) nous laisse également dépendants des grands producteurs (Russie) avec un risque de dérive des prix très important, et qui a déjà commencé. Le nucléaire dépend entièrement de l’uranium : la France l’exploite principalement en Afrique (Niger, Gabon), avec toutes les injustices sociales et les conséquences environnementales et sanitaires gravissimes que cela implique localement.
Les réserves sont de toute façon également limitées à quelques 70 ans. Et les risques majeurs qu’il fait peser sur l’ensemble de la population devraient l’avoir disqualifié depuis longtemps…

Si on tient compte de l’augmentation de la demande mondiale estimée à 2% par an suivant une courbe exponentielle,
l’humanité aura épuisé l’ensemble des réserves fossiles prouvées d’ici 50 ans¹.

Les éventuels nouveaux gisements seront toujours plus chers à exploiter, et on considère que les réserves d’énergie fossile supposées seront de toute façon entièrement asséchées dans 1 siècle. Ce qui semble long à l’échelle humaine, mais qui est ridiculement court à l’échelle de l’Humanité et de la planète Terre.

(¹ – Données chiffrées publiées par Olivier Sidler, cabinet Enertech, et librement disponibles à la diffusion) www.enertech.fr

Reserves Energie 2100

Il est plus qu’urgent de changer nos pratiques et nous avons -au mieux- tout juste le temps de transformer nos comportements. Le bâtiment représentant à lui seul 43% des consommations d’énergie françaises, chacun d’entre nous peut et doit se poser la question de sa façon d’habiter et de faire fonctionner son logement.

 

Depuis la RT 2005, les pouvoirs publics français ont commencé à prendre en compte ces données et à les transcrire dans les règles de la construction, même s’il n’existe actuellement aucun contrôle effectif à ce niveau.

Cet objectif de consommation d’énergie minimisée se mesure en kiloWatt-heures utilisés pour 1 m² de surface habitable et sur une année, en énergie primaire :

Actuellement la moyenne de consommation du parc résidentiel français d’avant 1975 (17 millions de logements) se situe entre 250 et 350 kWh/m²/an.

La RT 2005 a fixé, en fonction des sources d’énergie, un objectif maximum de 190kWh/m²/an, permettant …si c’est appliqué, de diviser en gros par 1,5 ou 2 les consommations moyennes. Les éphémères labels HPE et THPE (haute et très haute performance énergétique) avaient quant à eux une ambition bien modeste, respectivement de -10% (170kWh/m²/an) et -20% (150kWh/m²/an). La norme BBC permet, à 50kWh/m²/an, 60% de réduction de pertes d’énergie.

Reglementation thermique RT 2012La nouvelle règlementation thermique française, dite RT 2012, applicable en principe au 1er janvier 2013, est directement inspirée du référentiel BBC-Effinergie.

Elle exige des nouvelles constructions un résultat (descendre en dessous des 50kWh/m²/an), en intégrant la composante bioclimatique et ses apports solaires gratuits (coeff « Bbio »), mais en laissant libre choix de combiner les différents autres moyens mis en œuvre pour l’obtenir (isolation, chauffage économe, etc) dans la limites de fourchettes établies.

Le Bâtiment à Basse Consommation d’énergie utilise donc directement les critères de la maison bioclimatique (connus et appliqués par les menuisiers d’Auxance Bois Création depuis plus de 25 ans !)

La maison BBC se caractérise par un plus faible besoin en énergie et par son impact réduit sur l’environnement (faibles rejets de CO²). Si l’impact sur l’environnement est quantifiable à l’échelle collective, l’intérêt est également important pour le propriétaire, dès maintenant, et plus encore dans l’avenir : Construire BBC (classe A) donne aujourd’hui l’assurance de réduire ses dépenses annuelles en énergie pour longtemps, et de pouvoir demain revendre la construction dans les meilleures conditions concurrentielles.

Citation d’Olivier Sidler, 2008
Est-ce qu’une performance de 50 kWh/m²/an en construction neuve ou en rénovation est techniquement possible ?
Les expériences étrangères (Allemagne, Suède, Danemark, Autriche, Suisse, etc) nous prouvent que oui, sans problème. Mais la question ne se pose pas tout à fait ainsi. Il ne s’agit en effet pas de savoir si c’est techniquement possible ou si c’est cher. La question est plutôt de savoir quand est-ce qu’on commence à transformer les bâtiments et donc quand est-ce qu’on aura trouvé les moyens techniques et économiques pour y parvenir. Car nous n’avons pas le choix. Nous sommes condamnés à réussir ce pari technologique, ou à disparaître petit à petit.
Toute discussion, toute procédure tentant de prouver le contraire ou visant à entraver cette démarche conduit à une perte de temps qui pourra coûter cher à l’humanité dans la course contre la montre qu’elle doit aujourd’hui entreprendre.

Le BBC, comment faire ?

Respecter quelques règles simples :

A volume égal, une conception compacte offrira moins de surfaces de murs et de toiture déperditives (la forme idéale étant à cet égard celle de l’igloo…).
Une orientation bioclimatique des façades, répartissant les espaces tampons au Nord et à l’Ouest, et privilégiant les apports solaires par le Sud, apportera un confort très sensible tout en limitant les besoins énergétiques.

Absence ponts thermiques
coffres de volets roulants posés
à l’extérieur de la structure
Limitation ou absence de ponts thermiques : ces zones de jonction entre planchers et murs, entre fenêtres et murs, coffres de volets roulants etc, doivent être conçues et réalisées avec la plus grande attention. Sur ce point, la construction à ossature bois dispose d’un avantage déterminant par rapport aux constructions maçonnées !

Chez Auxance Bois Création, nous avons depuis longtemps intégré cette réflexion dans chacune des étapes de la construction, même si le jeu en devient parfois plus compliqué. Exemples : en construisant sur une dalle béton, l’isolation du sol sera toujours disposée au dessus de la dalle de compression (qui est en liaison avec l’extérieur) afin d’assurer la continuité de l’enveloppe isolante. Nous avons également banni les « blocs-baies » de nos constructions, comportant des coffres de volets roulants donnant à l’intérieur des pièces, privilégiant leur installation à l’extérieur des murs, contre les linteaux. L’isolation rapportée à l’extérieur (fibre de bois sous forme de « mur manteau ») apporte en ossature bois très facilement un surcroît d’isolation et un réel confort d’été.

Lisolation sera adaptée à l’objectif de consommation énergétique minimisée. Pour atteindre la norme BBC, chaque paroi doit atteindre une performance minimale, et c’est la combinaison de l’ensemble de ces valeurs qui qualifiera le projet globalement.

isolationDe nombreuses variantes et combinaisons sont donc possibles pour atteindre la performance globale du bâtiment, caractérisée par le coefficient de déperditions moyen du bâtiment Ubat. L’objectif final étant toujours de réduire sa consommation en deçà de 50kWh/m²/an.

Membrane continue regulatrice de vapeurAppareil de contrôle WinconUn effort très important doit être apporté sur l’étanchéité à l’air des constructions : les fuites d’air génèrent les plus grosses pertes d’énergie.
La pose très soignée d’une membrane continue régulatrice de vapeur permet d’éviter le phénomène.

Auxance Bois Création est équipée d’un appareil de contrôle Wincon permettant de mettre la maison entière en dépression : avec un petit générateur de fumées, on peut très simplement mettre en évidence la moindre entrée d’air indésirable, et apporter les corrections nécessaires en cours de test. Cette prestation est réalisée en présence de nos clients, elle permet de valider la qualité de notre travail. Nous ne sommes pas habilités à délivrer de certification (n’étant pas juge et partie) mais cette démarche garantit à notre client que les performances de la construction lui permettront d’obtenir le label BBC s’il le désire.

Un autre élément déterminant pour le confort et l‘optimisation énergétique est la ventilation. A ce niveau, les dernières générations de ventilation double-flux apportent une différence considérable par rapport aux pratiques précédentes :
Avec une VMC simple flux, quel que soit son type, on aspire de l’air intérieur chauffé à grands frais pour le …mettre dehors, et on le remplace par de l’air froid extérieur.
Ventilation Double-fluxLe principe de la VMC double flux est de faire se croiser – sans les mélanger- l’air chaud sortant et l’air froid rentrant, dans un échangeur constitué d’alvéoles très fines. Certaines de ces machines ont des rendements très importants, si bien qu’elles permettent de récupérer une grande partie des calories produites dans l’habitation. La VMC 2F apporte à elle seule un différentiel de 4 à 5°C ! Certes elle vaut au départ le double de son ancêtre hygro B, mais, considérée comme un investissement, elle sera de plus en plus vite amortie à mesure que l’énergie sera plus coûteuse. A noter que l’air filtré de qualité parfaite et constante apporté par cet équipement, est très apprécié par les personnes sensibles aux polluants, asthmatiques…

 

Auxance Bois Création été parmi les toutes premières entreprises françaises à suivre les formations du cabinet Wigwam, spécialiste  et référent pour les questions  d’étanchéité à l’air,  de physique du bâtiment et de migration de la vapeur d’eau dans les parois :

http://www.ducotedespros.tv/videos/letancheite-lair-des-batiments

http://www.youtube.com/watch?v=zBxIPenwWdM